RENCONTRES INSULAIRES FÉVRIER 2008  posté le mardi 04 mars 2008 15:09

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Grâce à Colaço, nous avons vécu la vie brésilienne de l’intérieur  mais il serait à ce stade prétentieux de penser qu’on en a une vue générale. Nous avons goûté des spécialités culinaires et rencontré nombre de ses amis et fait la fête avec eux.

Chez Patrick, Français, et sa jolie femme brésilienne, Fatima, nous avons partagé un camaron na moranga (potiron vidé de ses pépins et rempli de crevettes en sauce rouge puis cuit au four).  Neila, grande amie de Rita et nutritionniste nous a cuisiné du poisson avec différentes sauces dont une à base de mangue. Nous nous retrouvons un soir chez elle parmi une quarantaine d’autres amis à l’occasion d’une soirée qu’elle a organisée pour le départ prochain de Rita pour Lisbonne.  

 

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CARNAVAL À FLORIANOPOLIS 2 FÉVRIER  posté le mardi 04 mars 2008 14:31

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Non loin des travestis se prépare un autre spectacle qui va durer jusqu’au petit jour, fruit d’une année de travail durant laquelle les idées les plus folles naissent et se concrétisent pour 80 min de gloire. Ce spectacle-là se joue, en partie, à guichet fermé dans l’enceinte de l’Esplanade de la Samba. Des vendeurs vont et viennent proposant des billets 5 fois plus chers.

 Mais à l’extérieur, au milieu de tous, se donne à voir la première partie du défilé : la préparation.

Traversant la foule en extase, s’arrêtant pour acheter un hot-dog, des brochettes de viande saupoudrées de farine de manioc, ou discuter en toute simplicité, les participants arrivent de toutes parts costumés ou portant leur tenue d’un soir sous le bras.

Nous assistons, bouche bée, à ce va et vient de costumes jaunes, verts, blancs, violets, irisés et de jeunes femmes habillées de minuscules bouts de tissu, perchées sur leurs talons et faisant bouillir le sang des hommes et nullement gênées par les regards insistants . Tous se réunissent sur une grande place où ils terminent de s’habiller, se laissant photographier avec beaucoup de plaisir.

 

Les 4 écoles de samba, (20 à Rio) défilent selon un ordre pré-établi pendant 80 min chacune. Nous réalisons que nous n’avons devant nous qu’une seule école représentant 2500 personnes divisées en 6 groupes, chacun possédant une tenue différente. Chaque école choisi un thème qu’elle exprime à travers les costumes, les chars, la musique. Un thème commun est imposé à chacune dans tout le Brésil : les femmes de Baya avec leurs jupons bouffants.

Les sous-groupes sont appelés à entrer, à prendre place sur les chars mais il faudra encore de longues min avant que les premiers ne ressentent l’adrénaline provoquée par les cris, les applaudissements des milliers de spectateurs, les flashs, les caméras de TV qui transmettent en direct et la samba qui s’empare de leur corps. Pauvres ou riches, hommes ou femmes, ils s’oublient leur réalité le temps du défilé qui est pour eux une consécration.





 

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TRAVESTIS DANS FLORIPA 2 FEVRIER  posté le mardi 04 mars 2008 14:25

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C’est une procession bien singulière autour de laquelle s’agglutine chaque année dans le centre de Florianopolis une foule curieuse et hilare : des hommes devenues femmes le temps d’une soirée, maquillés, perruque sur la tête à la limite de la vulgarité parfois et exprimant un fantasme sans crainte du jugement. Ils ignorent délibérément les femmes et provoquent les hommes.



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SAN ANTONIO DA LISBOA 1er FÈVRIER  posté le mardi 04 mars 2008 14:17

Blog de lautreetlailleurs : L'Autre et l'Ailleurs, SAN ANTONIO DA LISBOA  1er FÈVRIER

Dans l’un des plus anciens quartiers de l’île Santa Catarina, nous assistons à notre premier défilé de l’île. Chaque barrio organise son propre carnaval en parallèle à celui des 4 plus importantes écoles de Samba qui se tiendra demain sur l’Esplanade de la Samba.

C’est l’effervescence dans la salle, plus de 80 musiciens répètent avant de se lancer dans la rue. Les mannequins ne sont pas encore tout à fait prêts, un curé est empalé pour être porté. Maricota, la mascotte blonde, est fardée, la reine du défilé habillée.

La soirée est ouverte à tous à condition d’acheter un T-shirt vert conçu pour l’occasion et d’entonner l’unique chanson répétée à l’infini au son de la musique. Les paroles sont inscrites au dos du T-shirt de celui qui précède... Colaço s’en est procuré 4 afin que nous puissions nous mêler à la foule.

 

La troupe s’ébranle enfin vers 23 h. Des enfants surgissent d’une mer de voile bleu retenu à leurs épaules par des bretelles formant ainsi des vagues autour d’une reine, peut-être une sirène, au visage fermé et portant un string sous sa longue robe transparente.

 

Pendant près de 2 h, tous traverseront les rues, chantant, dansant puis reviendront au point de départ poursuivre la soirée animée par le groupe de Colaço.

 

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Célèbres, 29 janv. 2008  posté le mardi 19 février 2008 17:59

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 A Capao da Canoa, nous cherchons une boulangerie, en bons Français, lorsqu’une voiture nous dépasse. Le passager nous fait signe de nous arrêter. Il vient à nous, se présente comme journaliste du 2e quotidien de la région, Correo do Povo et se demande ce que des Français font au Brésil. Nous lui racontons brièvement notre histoire. Il appelle le chauffeur, puis passe un coup de fil et nous demande finalement s’il peut faire une interview. Il parvient à trouver un journaliste qui parle Espagnol et qui arrive quelques minutes plus tard avec un photographe. Il trouve notre projet encore plus fou lorsqu’ils voient la frimousse de nos 2 garçons. Lucas et Orian se laissent installer et posent volontiers pour les photos. Ils sont aux anges lorsqu’ils apprennent que Lucas aime le foot et qu’il connaît l’enfant de la région, Ronaldino. Pour une radio locale, ils enregistrent ses 2 phrases en Espagnol. Orian, lui,  fait fureur avec ses « ouistiti » répétés à chaque photo. Lorsqu’ils partent, une autre journaliste et un photographe, prévenus, attendent sur le trottoir pour prendre le relais. 
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