Après la Panaméricaine, nous empruntons la ruta 12 puis 14 pour rejoindre Colon et son pont qui enjambe le rio Uruguay servant de frontière entre l’Argentine et l’Uruguay. Cette région est connue de tous les voyageurs pour sa police corrompue. Nous n’avons pas échappé à la règle et avons été confrontés à un groupe de jeunes policiers qui ont tenté de nous soutirer de l’argent pour des raisons totalement rocambolesques mais Philippe n’a pas cédé et a inventé une histoire qu’il a répétée inlassablement et à laquelle il a fini par croire lui-même. Ce fut en 8 mois de voyage en Argentine, l’unique cas de corruption rencontrée.
Le lendemain matin, nous nous arrêtons à une station essence. 2 c.car brésiliens de la taille d’un bus nous précèdent. La conversation s’engage rapidement en Espagnol et Anglais. Gevasio et sa seconde femme Neide voyage quelques jours dans l’un d’eux avec sa fille Ana et son gendre Adalberto. L’espace et le luxe intérieur nous laissent rêveurs. 600 l de réserve d’eau, 2 TV écran plat aussi grandes que notre table, douche immense, WC séparé, four, frigo, congélateur, plaque 4 feux. La cabine toute de cuir beige revêtue s’ouvre complètement sur le salon occupé par le coin repas et une banquette supplémentaire 3 places. Les sièges à l’assise généreuse pivotent et offrent ainsi une pièce à vivre spacieuse, lumineuse et égayée par les tissus fuchsia des banquettes. Les placards en bois clair vernis laissent entrevoir par des portes vitrées ( !) de nombreux verres à pied (en verre!) et des assiettes en porcelaine assorties au tissu d’ameublement. De la soute, on peut sortir sur rail une cuisine d’extérieur ainsi qu’une 3e TV qui lui fait face.
La conversation se poursuit autour d’un repas puis chacun reprend sa route avec promesse de se revoir.







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